Comment Giverny est devenu Giverny
En cette fin du XIXᵉ siècle, Giverny, petit village de la porte normande, ne se doutait pas du destin qui l’attendait.
Ce hameau d’une centaine d’âmes coulait des jours simples, dont le seul rythme semblait être celui des saisons. Claude Monet, au gré de ses tableaux, avait posé son chevalet dans ses environs et avait fini par s’y installer en 1883.
L’impressionnisme sonnait le glas de l’académisme et, de paria qu’il était, Monet devenait le maître que l’on sait. Les conséquences pour le hameau étaient imprévisibles : quelques années plus tard, Giverny serait devenue la capitale de l’impressionnisme et son histoire se confondrait avec celle de son découvreur, Claude Monet.
Ce dernier y avait recherché le calme et l’anonymat, sans penser à l’extraordinaire célébrité que générerait son œuvre, qui, un siècle plus tard, nous enchante toujours.
Lorsque Claude Monet s’installe à Giverny, l’hôtel Baudy n’existe pas. La simple épicerie-buvette que tiennent Angélina et Gaston Baudy n’offre au visiteur que le couvert. Aucune chambre n’est prévue pour accueillir le voyageur. D’ailleurs, qui viendrait dormir dans ce petit village ?
