Les Jardins Baudy, un lieu historique et inspirant, nous devons les préserver.

Un peu d'histoire...

Au cœur de Giverny, l'Hôtel Baudy occupe une place unique dans l'histoire de l'Impressionnisme. Bien plus qu'un simple hôtel, il fut, à la fin du XIXᵉ siècle, un lieu de rencontre, d'inspiration et de création pour des dizaines de peintres venus des États-Unis rejoindre Claude Monet et découvrir la lumière exceptionnelle de notre vallée.

Découvrons ensemble cette histoire !
Au 19° siècle, la culture de la vigne était extrêmement répandue au nord de la Loire.En plein Paris, sur la butte Montmartre, les parisiens produisaient du vin tandis qu'à Giverny, c'est le flanc de colline qui était mis à contribution. De multiples murets assuraient à de petites terrasses plantées, la stabilité et la commodité d'entretien. Les Givernois fabriquaient ainsi un vin léger, certes plus près de la piquette que d'un grand cru, mais qui avait l'avantage d'améliorer le simple ordinaire.

Vers la, fin du siècle, ces cultures furent abandonnées à la suite de l'épidémie de phylloxéra qui décima le vignoble français. Les terrasses devinrent des friches et elles auraient disparu si une autre activité inattendue ne s'était emparée d'elles. La mode des jardins d'agrément faisait fureur aidée en cela par l'apparition des premiers catalogues de vente de végétaux. En outre les expositions universelles présentaient d'immenses serres où les fleurs les plus extraordinaires étaient données à l'admiration du public.

Le jardin d'agrément, jusqu'alors réservé à l'élite, se démocratisa et, de petite ou grande dimension, chacun voulu posséder le sien. De tous les végétaux utilisés, ce sont les rosiers qui furent le plus sollicités. Le jardin de l'hôtel Baudy n'échappait pas à la règle. La proximité de celui de Claude Monet et la présence dans la plaine d'un pépiniériste, favorisèrent grandement sa création.

Un jardin vivant, entre nature et inspiration.

Loin des leçons paysagères et horticoles, il s'élabora sans autre souci que le plaisir. L'harmonie des masses et perspectives fut laissée au hasard du terrain, tandis que les végétaux s'installèrent au gré de leur force, s'équilibrant les uns les autres comme le font si bien leurs cousins sauvages qui croissent sur la colline sauvage.

Les vivaces rustiques et increvables s'installèrent sous les rosiers tandis que, parmi ces derniers, les variétés grimpantes prirent d'assaut les arbres. Des haltes aménagées aux différents paliers permettaient de s'installer, palette à la main, ou plus simplement autorisaient la flânerie dans cette "océan de roses" qui de mai à juin déferlait jusque dans la rue.

Aujourd'hui, le jardin garde entier ce charme baigné d'abandon où les allées sinueuses, souvent gagnées par les marguerites, les valérianes et le millepertuis, retrouvent sans cesse d'inextricables escaliers de pierre qui se perdent jusqu'au flanc de la colline. Les rosiers anciens, innombrables, parfois brisés sous le poids de leurs fleurs, nous rappellent aux crinolines des dames qui, il y a un siècle, s'émerveillaient déjà de leurs splendeurs.
Aujourd'hui, cette histoire mérite d'être racontée, partagée et mise en valeur.

C'est l'ambition de notre association :

Les Jardins Baudy des Peintres Américains.
L'Hôtel Baudy aujourd'hui

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l’histoire des Jardins Baudy des peintres américains.
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